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« La vraie liberté, c'est d'avoir le droit de se tromper» Jacques BrelEnsemble, construisons l'avenir de nos enfants.
LA
PEDAGOGIE DE TYPE FREINET
VIVRE ENSEMBLE SANS SE
LIMITER AU GROUPE-CLASSE
UN CLIMAT,
UNE AMBIANCE OU LES ENFANTS S’EXPRIMENT, AGISSENT…
La pédagogie de type Freinet
s’appuie sur la vie coopérative, le tâtonnement expérimental, l’expression
libre, l’ouverture sur le milieu.
LA
VIE COOPERATIVE
Le milieu de vie coopératif permet de
réduire la dépendance des enfants vis-à-vis de l’adulte en multipliant les
relations entre les enfants de tous les âges et les adultes.
L’enfant est tantôt responsable, celui qui
sait et aide, tantôt celui qui apporte informations et demandes. La classe se
fonde sur des relations interpersonnelles. C’est un lieu de vie où des
expériences sont possibles et des projets communs entrepris. Dans la classe
coopérative, les enfants apprennent à tenir compte des autres, à respecter les
idées et le travail de chacun.
Cette vie de classe donne aux enfants la
possibilité de choisir, de réaliser, d’échanger. Cette liberté est
indissociable de la prise de responsabilité : on est responsable de ce
qu’on entreprend, des relations qu’on établit avec les autres.
Pour créer un milieu de vie coopératif, il
faut donner aux enfants une organisation et des outils qui leur permettent
d’exercer leur liberté et leur responsabilité. Il est parfois nécessaire de se
mettre à deux ou à trois pour les réaliser, d’organiser le temps pour les mener
à terme, de solliciter l’avis, le conseil, l’encouragement des autres. Le
projet terminé fera l’objet d’une réflexion collective.
Petit à petit, la vie coopérative permet
l’émergence de situations-problèmes. Celles-ci et les conflits inévitables se
gèrent par la négociation.
LE
TATONNEMENT EXPERIMENTAL
Les enfants
apprennent à marcher, ils apprennent à parler ou encore à dessiner, à grimper
aux arbres, à lire, à rouler à vélo, à compter !
Comment
s’y prennent-ils ?
Y a-t-il
quelque chose de commun à tous ces apprentissages ?
Au départ, il y a une situation qui éveille
chez l’enfant la volonté d’apprendre : l’usage, le plaisir, la nécessité
ou simplement le désir d’agir comme des grands.
Cette volonté débouche sur l’action ;
mais il arrive que les enfants se heurtent à de nombreux échecs et n’obtiennent
que quelques réussites peu satisfaisantes.
Alors, ils mobilisent ce qu’ils ont et ce
qu’ils savent. Pour eux, l’échec devient un défi et réussite, encouragement.
C’est pourquoi apprendre peut exiger du temps.
Plus c’est long et difficile et plus ça
comptera dans leur existence.
Les enfants balancent entre la crainte
d’échouer et l’espoir de réussir ; les regards qu’ils portent sur eux, les
regards qu’ils portent sur ceux qui savent et sur ceux qui ne savent pas, les
regards qu’ils croient que les autres portent sur eux, tour à tour les
encouragent ou les mettent en demeure de réussir.
C’est ainsi que peu à peu ils réussissent
de mieux en mieux. Il arrive alors que le succès les grise ; il leur est
difficile de ne pas reproduire inlassablement leurs réussites. Cette évolution
hésitante vers la maîtrise d’un apprentissage s’appelle le « tâtonnement
expérimental ».
L’EXPRESSION
LIBRE
Par expression, il faut entendre expression
verbale, graphique, corporelle, écrite…, l’ensemble de ces « dires »
qui fait la globalité de l’être.
Les enfants se construisent dans et par
l’expression libre.
Les émotions, les sentiments, les
connaissances antérieures des enfants sont des éléments qui en font des êtres
riches et uniques. C’est à l’enseignant de les aider à sentir leurs richesses,
à découvrir leur valeur et à en prendre conscience.
L’OUVERTURE
SUR LE MILIEU
Une place
importante est accordée à l’ouverture sur le milieu
L’étude du
milieu sort l’enfant du monde particulier de l’école
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